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SIARC 2010

L'Artisanat au Cameroun

En créant le MINPMEESA en décembre 2004, l’Etat du Cameroun a mis en place un cadre institutionnel qui a permis d’élever l’artisanat au rang de fonction gouvernementale. La loi n° 2007/004 du 3 juillet 2007, est venue consolider cet acquis en règlementant ce sous-secteur d’activités.

Cet ensemble de corps de métiers auquel l’Etat camerounais confère soutien et considération, encore plus que par le passé, devient de fait un facteur de croissance et un vecteur de lutte contre le chômage endémique et la pauvreté. L’artisanat ainsi valorisé, devient une activité noble et un moyen d’incitation pour l’Etat à l’entreprenariat individuel et professionnel.

Au regard des potentialités qu’il offre, aussi bien sur le plan de l’expression d’un patrimoine culturel et/ou d’un savoir-faire spécifique hérité de père en fils, qu’aux filières nombreuses, variées et très porteuses, l’Artisanat peut être considérée comme la « Première Entreprise du Cameroun ».

Le Corps National des Artisans du Cameroun (CNAC) recense à ce jour, près de 40 000 artisans dans les 10 régions du Cameroun, répartis dans une quarantaine d’organisations et pas loin de 300 groupes et associations ; une véritable fourmilière nationale qui, en fonction des régions et des traditions, dresse la carte artisanale du Cameroun de l’artisanat sur la base de types d’activités,

  • Dans le Grand Nord : la tannerie, le tissage et la poterie
  • Dans le grand Sud : le bois et les sous-produits de la forêt
  • Dans l’Ouest et le Nord Ouest : le cuivre, le bronze, la sculpture sur bois, le tissage et la broderie
  • Dans le Littoral et le Sud Ouest : le bois et les sous produits du bois, la vannerie, la décoration et l’art floral, le textile et l’habillement

Les Challenges
  • Le Cameroun, bien qu’étant un des plus anciens foyers de l’art africains, est demeuré des décennies durant, timide à la mise sur orbite de ce secteur. L’artisanat connaît des pesanteurs multiformes qui freinent son évolution, sa modernisation et sa promotion :

  • L’organisation et la structuration du secteur
  • L’accès aux crédits pour acquérir les équipements nécessaires au développement des activités
  • L’accès à la formation (gestion, renforcement des capacités)
  • La mise en place d’un dispositif de protection sociale et d’une fiscalité adaptée


Pour aider à relever ces défis, le gouvernement camerounais a pris deux options majeures :

1) La construction de 12 grands complexes artisanaux qui comprendront tous à terme :

  • Un espace formation
  • Une exhibition des produits fabriqués
  • Un atelier de fabrication

Ces complexes artisanaux seront répartis à raison de un par région, plus 2 villages spéciaux dont un à Foumban dans l’ouest, spécialisé dans le travail du métal et l’autre dans le Centre à Mbalmayo, spécialisé dans la céramique.

2) La tenue biennale au mois de janvier à Yaoundé, d’un salon international dédié exclusivement à l’artisanat